La housse anti-acariens contre les allergies

Comment se protéger au mieux, en cas d’allergie, des acariens logeant dans la literie ? Votre lit est pour les acariens un habitat optimal et un garde-manger toujours plein !

Les acariens, pour vivre et se reproduire, ont besoin de chaleur, d’humidité et d’une atmosphère confinée. Ils se nourrissent essentiellement de débris de peau et poils (d’humain ou d’animal). Le lit est donc pour eux un endroit privilégié, d’autant que nous y passons près du tiers de notre temps. Les allergènes en cause se trouvent dans les excréments de l’acarien et dans la chitine secrétée par son exosquelette (que l’on retrouvera dans les débris d’acariens morts). Les symptômes provoqués par les acariens sont plus intenses pendant l’automne et l’hiver, car les habitations sont plus chauffées et moins aérées. Le pic de reproduction des acariens est atteint à la fin de l’été, quand la chaleur et l’humidité sont élevées. Ces allergènes sont surtout impliqués dans les maladies respiratoires, mais peuvent également provoquer des réactions cutanées ou oculaires. Près de la moitié des allergies sont dues aux acariens (et à la poussière).

Il faut penser à aérer les pièces et la literie tous les jours, ce qui va permettre de diminuer l’humidité et la température. Les draps doivent être lavés à 60°C une fois par semaine, car les acariens ne survivent pas à de telles températures, et leurs déchets sont éliminés par l’action de l’eau. En complément de ces mesures d’hygiène, l’utilisation de housses anti acariens de bonne qualité contribuera grandement à réduire les risques et symptômes associés à l’allergie aux acariens. La housse de protection doit être intégrale, et de préférence en matière respirante. Les progrès technologiques dans le textile permettent de trouver des housses présentant les mêmes caractéristiques mécaniques de barrière aux acariens que celles enduites de plastique ou de polyuréthane, tout en offrant en plus un grand confort d’utilisation (respirabilité, absence de bruissements). Les housses traitées chimiquement sont plus sujettes à caution, bien que leur coût soit inférieur. En effet, l’innocuité des traitements appliqués n’est pas toujours certaine, de plus, les produits épandus sur le textile peuvent disparaître rapidement au fil des lavages.

C’est le premier élément de la literie à protéger. Un matelas peut contenir jusqu’à deux millions d’acariens. Rien ne sert de changer de matelas, en effet il est recolonisé au bout de trois mois par les acariens si aucune action de prévention des allergies n’est mise en place. L’utilisation d’une housse anti-acariens intégrale est impérative.

Protéger l’oreiller ou le traversin

Si vous ne dormez pas la tête directement sur le matelas, votre visage est en contact toute la nuit avec l’oreiller ou le traversin, voire les deux. Souvent on ne pense pas à protéger ces éléments de la literie, alors qu’il est tout aussi indispensable de les recouvrir d’une taie d’oreiller anti-acariens totale contre les acariens.

Protéger la couette

Si vous utilisez une couette, il est préférable de l’enfermer également dans une housse de nature à faire obstacle aux acariens. Ceci permettra de compléter l’action de la housse de matelas et de la housse d’oreiller, et d’obtenir un niveau maximal d’efficacité dans le cadre de la prévention de l’ allergie aux acariens. Si ce n’est pas le cas, essayez de laver au moins une fois par mois les couvertures à 60 °C, ou avec un additif de lavage acaricide si une température inférieure est requise.

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