La relation entre le sommeil et la prise de poids

Les résultats d’une étude qui seront présentés à la réunion annuelle de la SSIB (organisation américaine qui étudie le comportement d’ingestion et ses rapports avec nos processus biologiques et psychologiques), suggèrent que notre sommeil influe sur le contrôle de notre poids, et ce de 2 manières :

  • Sur le nombre de calories que nous consommons.
  • Sur la quantité d’énergie que nous brûlons.

Ces dernières années, un nombre croissant d’études épidémiologiques ont montré la relation entre la quantité de sommeil et l’obésité, ainsi qu’avec le diabète de type 2.
Cela suggère que le manque de sommeil augmente le risque de prendre du poids et de développer le diabète.

Les travaux menés par des chercheurs allemands des universités de Tübingen et Lübeck ont étudié les effets d’une privation de sommeil de courte durée sur la faim, mais aussi sur l’activité physique et sur l’énergie dépensée par l’organisme.

L’activité physique a été mesurée par des dispositifs spéciaux portés sur le poignée, qui permettent de mesurer les accélérations.

L’énergie utilisée par le corps a été évaluée par calorimétrie indirecte, une méthode qui évalue la chaleur produite par une personne en fonction de ses dépenses en oxygène.

La privation de sommeil a augmenté la sensation de faim chez les candidats, mais on a aussi relevé chez eux un accroissement du taux de ghréline (« l’hormone de la faim ») détecté dans le sang. En fait, plus la quantité de sommeil était faible, plus la sensation de faim était importante.

Après une nuit de sommeil perturbé, les bénévoles se déplaçaient moins bien, ce qui n’est pas étonnant sachant qu’il se sentaient également plus fatigués.

En outre, resté éveillé pendant une nuit complète réduit la quantité d’énergie utilisée par l’organisme au repos.

Cette étude nous indique donc que la privation entraîne un double effet néfaste pour notre ligne :

  1. Elle participe à nous rendre plus affamés, et donc à manger plus.
  2. Elle réduit notre dépense énergétique, nous brûlons donc moins de calories malgré une période d’activité plus longue.

Les récentes études en cours visent à savoir si le fait d’augmenter la quantité de sommeil a un effet bénéfique sur le contrôle du poids.

Bien qu’il reste encore du chemin à parcourir pour que le sommeil soit utilisé dans le traitement du diabète et de l’obésité, les résultats de recherches disponibles mettent clairement en évidence cette étroite relation entre notre qualité de sommeil, notre faim et notre métabolisme.

Il ne me reste donc plus qu’une chose à vous dire : au dodo maintenant !!

Ps : cette étude vient compléter mon ancien article, qui mettait déjà en relation le sommeil et la prise de poids. Vous y retrouverez d’ailleurs des conseils pour mieux dormir.

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